Le groupement mené par SYSTRA, en association avec sa filiale canadienne CANARAIL et un partenaire local, achève actuellement la première partie de l’étude de faisabilité d’une nouvelle ligne de chemin de fer destinée à relier les six pays membres du Gulf Cooperation Council (Conseil de Coopération du Golfe - composé du Koweit, des Emirats Arabes Unis, de Bahrein, du Qatar, d’Oman et de l’Arabie Saoudite). L’étude, qui a démarré le 1er septembre 2007, aura duré plus d’un an.
23/11/2008
Cette voie ferrée, longue de presque 2000 km, sera destinée à la fois au transport de fret et de voyageurs. Elle vise à compléter l’offre du réseau routier, peu développé sauf aux abords des grandes villes et engorgé par les camions, et à offrir une alternative au transport aérien pour les voyageurs.
Le groupement a notamment analysé le marché voyageurs et marchandises, étudié le tracé potentiel, qui du Koweit à Oman, traverse plusieurs zones densément urbanisées, comme Bahrein et les Emirats Arabes Unis, examiné l’impact sur l’environnement et les aspects sécuritaires, étudié la rentabilité du Projet et proposé un plan de construction. Les travaux devraient s’étaler sur 3 ans pour une mise en service en prévue en janvier 2016.
Ce projet ambitieux de création d’un réseau ferroviaire international dans un environnement complexe est une première dans la région. C’est donc un véritable challenge pour le GCC, suivi de très près par les autorités de chacun des six pays membres. Tout au long de sa réalisation, l’étude a fait l’objet de nombreuses concertations et validations par les différents ministères concernés. SYSTRA a mobilisé toute son expertise internationale et pluridisciplinaire ainsi que son expérience des pays du Golfe pour mener à bien cette étude difficile dans des délais serrés.
Le GCC vient d’entériner cette étude et il reste désormais à décider quel type de structure aura la charge de gérer cette nouvelle liaison ferroviaire.
SYSTRA et ses partenaires étudient maintenant, jusqu’en mars 2009, l‘extension du tracé à travers Oman, jusqu’à la frontière yéménite.
Ce projet d’envergure devrait conduire dans un délai relativement proche à des études plus détaillées ainsi qu’éventuellement à une assistance aux Pays GCC pour examiner comment relier les réseaux ferroviaires nationaux au tracé de cette nouvelle ligne.




