La California High Speed Rail Authority (CAHSRA) a choisi le 11 octobre dernier le consortium mené par Parsons Brinckerhoff (PB) comme assistant au maître d’ouvrage. Ce consortium associe PB à SYSTRA (20 %) et à plusieurs autres entreprises locales, pour superviser l’ensemble du projet de ligne à grande vitesse en Californie, de la finalisation des études de faisabilité à la mise en service. SYSTRA S.A. apportera à SYSTRA Consulting, sa filiale américaine, toute son expertise dans le domaine de la grande vitesse.
29/11/2006
La California High Speed Rail Authority a été créée en 1996 afin de planifier, construire et exploiter la future ligne à grande vitesse. Les études préliminaires effectuées jusqu’à ce jour ont permis de définir les caractéristiques de ce projet : un réseau de 1100 km, reliant la baie de San Francisco et Sacramento au nord de l’Etat, à Los Angeles et San Diego au sud, sur lequel les trains circuleront à une vitesse de 350 km/h. Le temps de parcours entre San Francisco et Los Angeles sera d’environ 2h30.
L’appel d’offres a pu être lancé en septembre 2006, le financement permettant le démarrage du projet ayant été adopté au budget californien 2006-2007. La première phase, relative à la définition des critères de réalisation et des données d’exploitation, ainsi qu’aux études et négociations équivalent à la Déclaration d’Utilité Publique française, durera deux à trois ans. La mise en service est prévue pour 2020, sous réserve de l’approbation par les électeurs de l’Etat de Californie, en novembre 2008, de l’émission de 10 milliards de dollars en obligations, et de l’obtention d’une participation identique de la part du gouvernement fédéral.
La Californie avait commencé à explorer la possibilité d’une ligne à grande vitesse reliant les grandes métropoles de l’Etat dès les années 80. SYSTRA avait notamment réalisé des études d’identification préliminaire des dessertes Los Angeles-Las Vegas (360 km) et Los Angeles-San Francisco (600 km), en 1984.
L’Etat de Californie, actuellement très en pointe sur les modes économes en espace et en énergie, a mené une réflexion sur l’échec de tous les projets nord-américains de ligne à grande vitesse jusqu’à ce jour (Texas, Floride, Canada), et le succès limité d’Amtrak avec l’Acela sur le corridor nord-est, dont le tracé date de la fin du 19e siècle. Cette réflexion l’a conduit à décider d’assurer lui-même la maîtrise d’ouvrage de la construction d’une infrastructure à grande vitesse, majoritairement sur une ligne nouvelle. Le moment venu, l’exploitation pourra être confiée à une entreprise, soit publique, soit privée.




